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Les grands évènement climatiques



(ordre chronologique)


763-764. Hiver très rigoureux au cours duquel la mer fut gelée sur nos côtes. Dans l'intérieur de la Gaule, des froids extraordinaires furent signalés du début d'octobre 763 à la fin de février 764. En certaines contrées de notre pays, il serait tombé, au dire des historiens, jusqu'à 10 m de neige.


821-822. Tous les fleuves d'Europe, en particulier la Seine, l'Elbe et le Danube furent pris par les glaces pendant plus d'un mois. "Les plus grandes rivières de la Gaule et de la Germanie furent tellement glacées que, pendant l'espace de trente jours et davantage, on y passait par-dessus à cheval et avec des charrettes".


1073-1074. Fortes gelées du début de novembre jusqu'au 15 avril, accompagnées d'un vent de Nord violent et desséchant. "Les moulins ne pouvant fonctionner par suite de la prise des fleuves et rivières, l'armée d'Henry IV, empereur d'Allemagne, souffrit cruellement du manque de farine et, par suite de pain."


1114-1115. Hiver terrible en Bretagne de même qu'en Angleterre. "La mer gela dans la Manche à quelque distance des côtes, et les pierres les plus grosses se fendirent avec éclat."


1124-1125. Froids extraordinaires avec chutes de neige abondantes en France, Allemagne et Italie. "Dans les rivières, la glace était si épaisse et si solide qu'elle supportait les voitures chargées ; les chevaux circulaient sur le Rhin comme sur la terre ferme. Ces intempéries se prolongèrent tellement que les arbres ne prirent leurs feuilles qu'en mai."


1218-1219. Dans le centre de la France, l'hiver fut si rude et si long que par trois fois la Loire, la Seine et la Vienne se trouvèrent suffisamment gelées pour qu'elles puissent être traversées sur la glace.


1233-1234. Hiver très rigoureux dans l'extrême Est de la France et en Italie. Le Rhône et le lac de Zurich furent congelés. Des voitures chargées purent arriver de la terre ferme jusqu'à Venise en passant sur la glace.


1235-1236. Toutes les rivières furent prises par la glace, dont la débâcle entraîna la chute des ponts de Saumur et de Tours.


1302-1303. en décembre 1302, froids exceptionnels dans l'Est et le sud-Est du pays, surtout vifs du 26 décembre au 6 janvier. Le Doubs, le Rhin et le Rhône furent gelés."En leurs lits, on trouvait mort les gens par angoisse de froid."


1315-1316. L'hiver se montra si rigoureux en France, en Allemagne et en Angleterre, depuis le début de décembre 1315 jusqu'à Pâques 1316, qu'il provoqua une famine générale. "On était obligé, lit-on dans l'Histoire d'Angleterre de Rapin de Thoyras, de cacher les enfants avec un soin extrême, si on ne voulait les exposer à être dérobés pour servir d'aliments aux larrons."


1324-1325. Hiver très rigoureux dans le Nord de la France. La Seine gela deux fois, et au cours de la débâcle, les ponts de bois de Paris furent emportés.


1363-1364. Dans le centre et le midi de la France, l'hiver fut très long et ne se termina qu'à la fin de mars : à Paris, on compta 14 semaines consécutives de fortes gelées durant lesquelles le sol resta couvert de neige. Le lac de Zurich, le Rhône et le Rhin furent gelés jusqu'à une grande profondeur. La Loire étant gelée "la ville de Tours employa 38 hommes pour rompre les glaces de la Loire afin d'empêcher les assiégeants de passer."


1407-1408. En Angleterre, en Allemagne et en France, cet hiver fut un des plus rudes du Moyen Age, et il occasionna la destruction d'un nombre considérable d'arbres fruitiers et de vignes. Il se prolongea du 10 novembre au 31 janvier et du 15 février au 10 avril. On lit dans les Registres du Parlement : "La St Martin dernière passée, il y eu une telle froidure que nul ne pouvait besogner. Le greffier même, bien qu'il eût près de lui du feu en une pellette pour empêcher l'encre de son cornet de geler, voyait l'encre se geler en sa plume de trois mots en trois mots, et tant que enregistrer ne pouvait." Par ailleurs Félibien écrit : "tous les annalistes de ce temps là ont pris soin de remarquer que cet hiver fut le plus cruel qui eut été depuis plus de 500 ans. Il fut si long qu'il dura depuis la St Martin jusqu'à la fin de janvier et si âpre que les racines des vignes et des arbres fruitiers gelèrent. Toutes les rivières étaient gelées et les voitures passaient sur celle de Seine à Paris. On y souffrait une grande nécessité de bois et de pain, tous les moulins de la rivière étant arrêtés et l'on serait mort de faim dans la ville sans quelques farines qui y furent apportées des pays voisins." A Paris, durant 66 jours les gelées atteignirent une intensité exceptionnelle : "Le dimanche après l'Epiphanie les gens allèrent  ribber et chouller en traversant la Seine d'un côté à l'autre."


1419-1420. hiver rude en France avec beaucoup de neige. Les loups pénétraient jusque dans les faubourgs de la capitale, qui se trouvait alors aux mains des Anglais.


1434-1435. Hiver très long, appelé en Angleterre la grande gelée car il s'y prolongea du 24 novembre au 10 février : "Dans le Nord, il neigea près de 40 jours consécutifs, la nuit comme le jour". De nombreux lacs et fleuves furent gelés. Les plus lourdes voitures traversèrent la Seine à Paris et la Moselle à Metz. "L'eau qui écoulait des linges mouillés placés devant le feu pour sécher gelait en tombant."


1442-1443. C'est surtout dans le Midi que cet hiver fut remarquable. "Les rivières du pays de Gascogne, du Languedoc et du Quercy gelèrent si fort que nul ne pouvait y aller ni à pied ni à cheval par suite des neiges qui étaient chutes sur la terre."  Les chroniques de l'époque  relatent qu'en cette année 1442 " la reine de France, Marie d'Anjou, épouse du roi Charles VII, étant en la ville de Carcassonne, y fut assiégée par les neiges hautes de plus de 6 pieds par les rues et fallut qu'elle s'y tint l'espace de trois mois, jusqu'à ce que M. le Dauphin, son fils, vint la quérir et la conduisit à Montauban où était le roi son père." De son côté, en effet, Charles VII avait été contraint à passer l'hiver à Montauban, depuis Noël 1442 jusqu'à la fin de février 1443, sans pouvoir, en raison des rigueurs de la saison, sortir de la ville.


1480-1481. L'hiver fut très froid et très long, car il se prolongea pendant plus de 6 mois. La Seine, l'Oise, la Marne et l'Yonne furent gelées. En Bretagne, des gelées d'une exceptionnelle intensité se produisirent de Noël 1480 à la fin de février 1481. Les vignes périrent en grand nombre dans l'Est : Dans certaines contrées, "on coupait le vin avec la hache et la cognée et on le vendait au poids".


1507-1508. hiver rigoureux dans le Midi. Le jour de l'Epiphanie, il tomba à Marseille près d'un mètre de neige (3 pieds).


1534-1535. L'hiver fut rude dans le Massif Central. "Le Lot gela en janvier et on pouvait le traverser sans danger."


1543-1544. "L'hiver fut si rigoureux en Bretagne que la plupart des plantes gelèrent jusqu'à la racine." Dans le nord du pays, le froid fut si vif en décembre et au début de janvier qu'il fallait couper le vin dans les muids à coup de hache et le vendre au poids.


1552-1553. L'hiver fut dur dans le Nord et l'Est. Lors du siège de Metz par Charles Quint, on fut obligé de couper les jambes à de nombreux soldats transis par le froid.


1564-1565. A Paris, les grands froids durèrent de la fin de décembre 1564 jusqu'au 20 mars 1565. Sur la Somme gelée, "on établit des loges où il se vendait des vivres comme en plein marché". En Provence, les oliviers périrent en grand nombre et, à Arles, le Rhône fut pris dans toute sa largeur. Partout la neige tomba en abondance, en particulier dans l'Aude où les chutes se prolongèrent pendant plus de 8 jours et dans la Vendée où par places son épaisseur atteignit 6 pieds.


1568-1569. En décembre 1568, toutes les rivières de France furent prises par les glaces. Le froid reprit ensuite en février mars et avril. En Vendée, les rigueurs de cet hiver s'y firent sentir "de Noël 1568 à la St Vincent 1569".Devant Bordeaux "la mer gela et la glace y était de la hauteur d'un homme". En Provence, de nombreux figuiers et oliviers furent tués par ces gelées. Le 19 décembre, les rigueurs de l'hiver obligèrent le duc d'Anjou à abandonner le siège de Loudun.


1570-1571. L'hiver fut si rude de la fin de novembre 1570 à la fin de février 1571 que, pendant ces trois mois, les rivières restèrent  suffisamment gelées pour supporter tous les charrois : le 10 mars, la Meuse et le Rhin étaient encore pris. Un grand nombre d'arbres fruitiers furent détruits par ces froids, même dans le Languedoc.


1594-1595. Hiver rigoureux du début décembre jusqu'à la mi-janvier. Le froid reprit le 13 avril avec une intensité aussi grande qu'en décembre, ce qui occasionna à Paris beaucoup de morts subites, principalement chez les femmes et les petits enfants : à cette même date, de nombreuses hirondelles tombèrent mortes de froid. Toutes les rivières de l'Europe occidentale et centrale, de même que les lagunes de Venise,  furent prises fortement.


1607-1608. Appelé longtemps le grand hiver, car de la mi-décembre 1607 jusqu'à la mi mars 1608 les rigueurs d'un froid intense se firent sentir sur toute l'Europe septentrionale et occidentale. Le Rhin fut pris depuis son embouchure jusqu'en amont de Cologne. "Devant Anvers, l'Escaut gela si fort que l'on y bâtit dessus plusieurs tentes et pavillons où s'y vendaient toutes sortes de victuailles : Les habitants d'Anvers y menaient banqueter leur femme et leurs enfants." Le 10 janvier, le vin gela dans le calice à l'église Saint-André-des-Arts de Paris, et , écrit l'Estoile, "il fallut chercher un réchaud pour le fondre". En Champagne, "le vin gelait sur les tables, quelles que proches du feu qu'elles fussent". Dans l'Est, de nombreux voyageurs périrent dans les neiges.


1615-1616. en cet hiver, le roi Louis XIII revenait de Bordeaux où son mariage avait été célébré et se rendait à Paris avec sa nouvelle épouse. L'intensité du froid fut telle que, dans le régiment des Gardes composé de 3 000 hommes formant l'escorte royale, plus de 1 000 périrent au cours du voyage : aussi la Cour dut-elle s'arrêter à Tours, car, dit le Mercure Français, "le froid fit mourir tant de valets et serviteurs des princes et seigneurs qu'ils furent contraints, étant à Tours, de faire maison neuve". Des historiens rapportent qu'en certains lieux de la Sarthe, l'épaisseur de la couche de neige atteignait la hauteur d'un homme. A Paris, la Seine fut gelée du 1er au 30 janvier, et, lors de la débâcle, un côté du Pont Saint-Michel se trouva renversé.


1620-1621. Hiver très long, avec gelées particulièrement rudes de la fin de janvier à la fin de février. En ce dernier mois, la mer fut par les glaces à Dunkerque. Le port de Calais fut gelé, de même que l'Escaut. Les froids furent également très vifs en Provence, et les glaces des lagunes de l'Adriatique emprisonnèrent la flotte vénitienne.


1640-1641. Dans le Massif Central, cet hiver "le plus terrible qui ait été de la souvenance des vivants" se prolongea du début d'octobre jusqu'au mois de mai.


1657-1658. Les rigueurs de cet hiver se firent sentir dans toute l'Europe. A Paris, le mois de janvier et le début de février 1658 furent extrêmement froids et la Seine fut gelée du 1er au 21 février. Dans le Massif Central, "il y eu si grand froids que de mémoire d'homme on ne vit tant de glace dans le Lot". Cet au cours de cet hiver que Charles X, roi de Suède, fit traverser le Petit Belt sur la glace par toute son armée, y compris le cavalerie, l'artillerie, les caissons...


1659-1660. Il y eut deux séries de très fortes gelées, la première de Noël à la mi-janvier et la seconde en février. "Cette froidure surpassa, non seulement celle du grand hiver 1607-1608, mais aussi l'industrie et l'expérience des plus grands éventeurs, puisqu'elle purifia le butin et les maisons des pestiférés de la ville incomparablement mieux qu'ils ne l'avaient fait avec leurs feux et leurs parfums." Le Rhône fut gelé.


1676-1677. A Paris, la Seine resta gelée du 9 décembre au 13 janvier, soit 35 jours consécutifs. Pendant 3 semaines de ces deux même mois, on traversait, en Belgique, la Meuse sur la glace.


1683-1684. Des froids rigoureux se firent sentir, surtout au mois de janvier 1684. Le long des côtes de l'Angleterre, de Hollande et de France, la mer fut gelée sur une étendue de plusieurs milles au point que, pendant plusieurs semaines, aucun bateau ne put sortir des ports ou y rentrer : sur la Tamise même, qui resta gelée du 23 décembre au 7 février, on installa une foire qui put subsister pendant une quinzaine. D'après les écrivains du temps, le tiers des campagnes voisines de Tours mourut de faim au cours de cet hiver. Dans le Midi, il tomba des quantités de neige extraordinaires.


1708-1709. "Le lundi 7 janvier 1709, lit-on dans une chronique de l'époque, commença une gelée qui fut ce jour-là la plus rude et la plus difficile à souffrir : elle dura jusqu'au 3 ou 4 février. Pendant ce temps là, il vint de la neige d'environ un demi-pied de haut : cette neige était fort fine et se fondait difficilement. Quelques jours après qu'elle fût tombée, il fit un vent fort froid d'entre bise et galerne (c'est-à-dire d'entre N et NW) qui la ramassa sur les lieux bas, ils découvrirent les blés qui gelèrent presque tous". Les céréales manquèrent, en effet, dans la plus grande partie de la France, et il n'y eut guère qu'en Normandie, dans le Perche et sur les côtes de Bretagne qu'on pût juste récolter la quantité de grain nécessaire pour assurer les semences ; aussi dans la région parisienne le prix du pain atteignit-il, en juin 1709, 35 sous les neuf livres au lieu de 7 sous, prix ordinaire. De nombreux arbres furent gelés jusqu'à l'aubier, et la vigne disparut de plusieurs régions de la France. Du 10 au 21 janvier, la température sous abri se maintint à Paris aux environs de -20°, avec des minima absolus de -23.1° les 13 et 14 janvier ; le 11, le thermomètre s'abaissa jusqu'à -16.1° à Montpellier et -17.5° à Marseille.

L'hiver de 1709 fit ressentir ses effets sur une grande partie de l'Europe. L'Ebre, la Garonne, le Rhône et la Meuse gelés, mais la Seine resta libre ; au début d'avril, la Baltique était encore couverte de glaces. Aux dires de Réaumur et de Lavoisier, on n'avait jamais encore observé en France de froids aussi rigoureux que ceux de 1709.


1715-1716. Hiver froid et très neigeux du 20 décembre au 31 janvier. A Paris, -20° le 22 janvier. En Savoie la neige avait 20 pieds d'épaisseur : il en était de même en Alsace.


1728-1729. Hiver long et rude, en particulier du 24 décembre au 22 janvier et du début mars à la mi-avril. En Poitou, l'encre gelait dans les plumes, même dans les pièces chauffées. En Provence, les oliviers périrent. A Paris, le thermomètre s'abaissa jusqu'à -15°. Le mois d'avril fut marqué par de fortes chutes de neige.


1739-1740. "Le nom d'année du grand hiver est devenu propre à 1709, écrivait Réaumur dans les Mémoires de l'Académie des Sciences ; celui de l'année du long hiver est dû à aussi bon titre à 1740."


En France la saison froide dura du mois d'octobre 1739 jusqu'à mars 1740 ; à Paris on compta pendant ce temps 75 jours de gelées dont 22 consécutifs. Les gelées de 1740 furent moins rigoureuses que celles de 1709, mais la neige tomba en beaucoup plus grande abondance en janvier et février. Grâce à cette dernière circonstance, les blés se trouvèrent protégés et au début de juin ils présentaient une magnifique apparence. Malheureusement la récolte fut compromise par les froids pluvieux de l'été 1740, qui présenta une température si basse qu'on put écrire que dans la région parisienne "il avait gelé en 1740 pendant tous les mois de l'année".


1775-1776. Très rude dans le Nord, cette saison ne présenta par contre aucune anomalie remarquable dans le Centre et le Midi. D'après la description d'un contemporain, "l'embouchure de la Seine sur une largeur de plus de 8000 mètres, se montra, dès le 29 janvier 1776 et les jours suivants, toute couverte de glaces, ainsi que cette partie de la mer comprise entre la baie de Caen et le Cap de la Hève, en sorte que du Havre, la mer paraissait couverte de glace jusqu'à l'horizon ; cette glace était rompue par le flux et le reflux, ce qui donnait à notre mer l'apparence de la Baltique". Les fortes gelées commencèrent en France dans la nuit du 8 au 9 janvier et durèrent jusqu'au début de février.

A Paris, la Seine fut entièrement gelée du 25 janvier au 6 février. Le minimum absolu de température atteignit -17.2° le 29 janvier à Paris et -22.5° à Nancy le 1er février, mais la couche de neige, qui dépassait 4 pouces d'épaisseur, permit à de nombreux végétaux de résister à ces gelées exceptionnelles.


1783-1784. C'est surtout dans le Nord de la France que cet hiver fit sentir ses rigueurs depuis le début de novembre jusqu'en avril, et la neige y tomba avec une telle abondance entre le 26 décembre et le 17 février que la circulation fut fréquemment interrompue.  Le 30 décembre 1783, le minimum thermométrique à Paris s'abaissa jusqu'à -19.1° et dans la capitale on enregistra 69 jours de gelée consécutifs. La terre fut gelée jusqu'à 65 cm de profondeur.


1788-1789. L'Europe entière subit les rigueurs de ce remarquable hiver, principalement de la fin de novembre 1788 à la mi-janvier 1789. A Paris, où la Seine resta gelée du 26 novembre au 20 janvier, on compta cinquante six jours de gelée consécutifs avec un minimum absolu de -21.8° le 31 décembre 1788. Le Rhône fut pris à Lyon, la Garonne à Toulouse, de même que le Rhin, la Tamise et le lac Léman. La masse des glaces intercepta les communications entre Calais et Douvres et les navires se trouvèrent bloqués dans les ports de la Manche : on traversait à pied et à cheval le port d'Ostende. A Marseille, les bords du bassin étaient couverts de glace. Au moment du dégel, les blés apparurent très verts et très propres, car la neige qui avait été très abondante les avait protégés et les mauvaises herbes s'étaient trouvées en grande partie détruites.


1794-1795. Deux périodes de gelée intense : la première de la mi-décembre à la fin de janvier et la seconde de la mi-février à la fin de mars. A Paris, il y eut quarante-deux jours de gelée consécutifs et la Seine fut gelée du 25 décembre au 28 janvier : le 23 janvier le thermomètre descendit à -23.5°. C'est au cours de cet hiver que la cavalerie de Pichegru s'empara de la flotte hollandaise bloquée par les glaces dans le Zuydersee." Le Zuydersee était gelé, raconte Thiers ; Nos escadrons traversèrent au galop ces plaines de glace, et l'on vit des hussards et des artilleurs à cheval sommer comme une place forte ces vaisseaux devenus immobiles et qui se rendirent à ces assaillants d'une espèce si nouvelle".

Textes tirés de "Recueil de données statistiques relatives à la climatologie de la France" de J. Sanson, 1945.



" Le grand et terrible hivers 1709 "

Cette rude période marqua profondément la mémoire de nos contemporains; Notamment l'extrême rigueur de l'hiver qui survint cette année là. Les difficultés économiques de la France avaient déjà commencé dès 1672, mais elles culminèrent en 1709.

Plusieurs éléments entrent en ligne de compte, d’une part, l’état de guerre permanent qui avait fait augmenter les prélèvements fiscaux et ralentir considérablement l’activité économique du royaume.

La France était alors, engagée dans la guerre de Succession d’Espagne qui était ouverte depuis 1701. Au cours de l’année 1708, les armées françaises commençant à s’épuiser, à bout de force, furent repoussées de toutes parts.

Les finances du royaume étaient au plus bas, suite, en partie à l’échec de la Hougue* en 1692 alors qu’une douzaine de navires avaient été incendiés ce qui avait permis aux Anglais de s’approprier le monopole naval, gênant ainsi le développement de l’exportation Française.

A cela s’ajoutait le départ de quelques 300000 protestants suite à la révocation de l’édit de Nantes en 1685 départ au combien lourd de préjudices puisqu’ils causèrent de nombreuses suppressions d’activités.

Comme si les problèmes internes et externes du royaume ne suffisaient pas, la France du subir les caprices du temps ; partageant les années 1692-1713 entre étés extrêmement pluvieux ou encore accablés par la sécheresse (années 1705,1706 et 1707), et des hivers tout aussi rigoureux.

Curieusement, l’hiver de 1708 fut très doux puisqu’on relevait à Paris en plein décembre 10°C ! Qui aurait alors pensé que les mois qui allaient suivre plongeraient la France dans l’horreur ?

La première vague de froid eut lieu dans la nuit du 6 janvier 1709. Par bonheur, la neige l’accompagnant, les cultures et autres récoltes furent épargnées par le gel.

En 24 heures cette vague de froid s’étendit sur toute la France on releva ainsi -25°C à Paris, -17°C à Montpellier ou encore -20,5°C à bordeaux ! La Seine gela progressivement et on raconte que la mer elle-même commençait à geler sur plusieurs kilomètres de largeur !

Le froid n’épargnait personne, et que se fut à Versailles ou dans la plus petite chaumière de la France profonde, tout le monde grelottait. Au château de Versailles, Louis XIV se voyait contraint d’attendre que son vin daigne bien dégeler près du feu, ce dernier se figeant, rien qu’en traversant une antichambre ! Les oiseaux tombaient en plein vol, les animaux succombaient de froid au sein des étables et le prix du blé ne cessait de grimper. Il valait huit fois plus cher que l’année précédente.

Tout les végétaux se mirent à dépérir, le sol gelant sur plusieurs mètres de profondeur ; les oliviers, les vignes, et autres arbres fruitiers furent perdus pour plusieurs années. Les cheminées chauffaient mal et nécessitaient un important apport de bois, de toute façon beaucoup trop cher pour la population, laissant ainsi le vent glacial s’engouffrer dans les habitations faisant descendre la température jusqu’à -10°C. Partout en France on allume de grands feux pour que les plus démunis puissent s’y réchauffer.

Lorsque le dégel eu lieu en avril, le constat fut épouvantable, toutes les récoltes étaient pourries. Le 23 avril, par arrêté royal, Louis XIV autorisa à ressemer chaque parcelle de terrain. Les villes et communes taxèrent les bourgeois et les " riches " mensuellement pour pouvoir parer au plus pressé : la faim et le manque de nourriture. Tout le clergé en appela à la charité et à l’aumône.

Hélas la famine se faisant ressentir, des émeutes et pillages commencèrent à avoir lieu dans tout le pays et les troupes furent envoyées dans toute la France pour empêcher les vols dans les boulangeries. Les paysans étaient contraints de se nourrir, pour les plus chanceux, de pains fait de farines d’orge et d’une sorte de soupe populaire faite de pois, de pains coupés en morceaux et de graisse…pour les autres, ce n’était que racines et fougères

Soucieux de retrouver le calme et de chasser le spectre de la disette, Louis XIV fit fondre sa vaisselle d’or et invita tous les courtisans à en faire autant. Les dons n’affluant pas, il eut la brillante idée de se faire communiquer les noms des donateurs ce qui eu pour effet de mobiliser toute la noblesse. Mais le monarque ne s’arrêta pas là, puisqu’il alla même jusqu’à favoriser la piraterie. De ce fait, plusieurs dizaines de navires céréaliers accostèrent en rades de Marseille et de Toulon ce qui arrêta en partie la propagation de la famine.

Mais l’été revenu, tous les vagabonds, paysans et autres gens sous-alimentés et affaiblis qui étaient partis sur les chemins de France pour tenter de trouver de quoi se nourrir et travailler, contribuèrent à la prolifération des maladies créant ainsi de grandes épidémies de dysenteries, de fièvres typhoïdes ou encore de scorbut.

La France subira ainsi une crise démographique sans pareil puisque l’on constate qu’entre le premier janvier 1709 et le premier janvier 1711, la population diminua de 810.000 habitants sur une population globale de 22 millions de Français !

Il faudra attendre jusqu’en 1713, et voir la fin de la guerre de Succession d’Espagne pour permettre à notre pays de retrouver une certaine prospérité.

*La Hougue (ou la Hogue): rade au nord est du départ de la Manche, près de laquelle Anne de Cotentin, comte de Tourville, combattit sous l’ordre exprès de Louis XIV malgré l’infériorité de ses cadres, il perdit glorieusement un combat contre les flottes de l’Angleterre et de la Hollande après un jour de lutte en 1692.

Autres liens proposés sur le sujet :

Albi 1709, une crise d’Ancien Régime
par Thierry COUET

1693-1694 : la disette
lien du site de Renaud Anzieu
" Généalogie en châtaigneraie – Cantal "

 

Il s'agit des années 1693-1694. Comme indiqué dans un article de Marcel Lachiver paru dans le numéro d'Historama de janvier 1992, "C'est à cette époque que culmine ce qu'on a un peu abusivement appelé le petit âge glaciaire ". En effet tout commence par un automne sec auquel succède un hiver rude, viennent ensuite un début de printemps très froid et un été pourri et ceci pendant presque deux ans. Comme indiqué dans cette même revue, "le plus grand cataclysme de notre histoire : le climat pourri de 1693-1694 a fait un million et de demi de victimes, alors que la France dépasse à peine les vingt millions d'habitants. C'est autant que les morts de la guerre de 1914-1918, mais en deux ans au lieu de quatre, et dans une France moitié moins peuplée." Mes ancêtres qui ont émigré dans le Tarn à cette époque l'ont peut-être fait pour cette raison. Ils n'ont peut-être pas trouvé ce qu'ils espéraient, car d'après cet article : "Tout sert à faire du pain, la racine de fougère d'abord dont le pain se vend un sou la livre, deux fois plus que le pain de seigle en temps ordinaire; la racine d'asphodèle aussi, qui a un grand succès dans le pays de Garonne."

Pour plus d'informations sur ce sujet, je vous signale le livre de Marcel Lachiver publié chez Fayard : " Les années de misère. La famine au temps du Grand Roi "

Faisant le relevé systématique de Beauvais (Tarn), je me demandais ce qui avait bien pu se passer dans ces années, vous me donnez une réponse: En année "normale", le nombre des décès se situe entre 3 et 10 sur la période de 1676 à 1695.
En 1693: 51 décès
En 1694: 26 décès
Je trouve trois autres pics: 24 décès en 1679, 27 en 1684 et 27 en 1691 (10 seulement en 1691). Ces données sont probablement assez fiables: c'est le même curé qui officie sur toutes ces années, les actes sont régulièrement enregistrés au fil des mois. S’il me paraît évident qu'il n'a pas tout enregistré (par recoupements avec les baptêmes et les mariages antérieurs et postérieurs à une période donnée, la preuve est facile à faire), je peux penser qu'il "oublie" autant d'actes d'une année sur l'autre: je veux dire par là, que le nombre important de décès certaines années n'est pas dû à une subite application du curé mais au fait que le nombre des morts a vraiment augmenté.

Voici une partie du rapport, pour l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse, que j'ai écrit en 2001 sur un ouvrage très intéressant; La période du Roi Soleil Louis XIV a coïncidé avec une réelle "mini âge glaciaire" due au Soleil: Cet ouvrage est très intéressant car il cherche à séparer les effets des variations du Soleil de l'effet de serre lié à l'activité humaine sur le climat.

M. Gérard Thuillier a écrit en collaboration avec la regrettée Elisabeth Nesme-Ribes, un ouvrage intitulé "Histoire solaire et climatique", paru en l'an 2000 dans la collection Regards sur la Science, chez Belin. Dans cet ouvrage Gérard Thuillier aborde l'étude des influences respectives de la concentration des gaz dans l'atmosphère terrestre et de l'activité solaire. C'est un thème tout à fait d'actualité, introduit par Jean-Claude Pecker, professeur honoraire au Collège de France et membre de l'Académie des Sciences.

Le livre "Histoire solaire et climatique" devait être écrit en collaboration par Elisabeth Nesme-Ribes, spécialiste de la physique de la machine solaire, et par Gérard Thuillier, spécialiste des relations "Soleil-Terre". La maladie qui a frappé Elisabeth Nesme-Ribes ne lui a pas permis de terminer son travail mais Gérard Thuillier a tenu sa promesse de terminer seul cet ouvrage, ce qui lui a demandé un travail personnel considérable.

Les auteurs rappellent tout d'abord que les changements climatiques que la Terre subit sont principalement dus au volcanisme, à la circulation océanique, à l'atmosphère en raison de ses mouvements et des variations de sa composition et aux variations de la quantité d'énergie d'origine solaire reçue par la Terre. Cette quantité peut varier à cause des changements séculaires des paramètres orbitaux de la Terre et parce que le Soleil est un astre variable.

Au XVIIème siècle, notre étoile a présenté une diminution importante de son activité, appelée minimum de Maunder, qui a coïncidé avec la période la plus froide du siècle. C'est au début de ce XVIIème siècle que la lunette d'approche a été découverte ce qui a permis d'observer les tâches solaires. Grâce à des circonstances politiques particulières, l'astronomie a connu un développement sans précédent au moment où le Soleil entrait dans cette période calme de son activité. Les observations des taches, de la rotation différentielle du Soleil et du diamètre de celui-ci ont permis de documenter scientifiquement cet état singulier. Cette période revêt une importance particulière pour l'étude de la variabilité solaire, sur le climat à un moment où la concentration des gaz à effets de serre demeurait constante et le volcanisme modéré. Le rôle possible du Soleil dans le climat a pu ainsi être mis en évidence par les auteurs.

Cependant, les autres facteurs possibles des variations climatiques ne sont pas ignorés par les auteurs et leur mode d'action est très bien expliqué dans cet ouvrage. Ces processus physico-chimiques, dans lesquels la biosphère intervient aussi, forment un système où ils agissent simultanément, de façon non linéaire, conduisant à amplifier l'effet des perturbations initiales. Leur modélisation pose de nombreux problèmes en raison du rôle de la vapeur d'eau. Cependant, pour les variations de courtes périodes (quelques siècles), l'effet de l'activité solaire est dominant jusque vers les années 1975, comme le montrent à la fois les résultats de la modélisation et les corrélations avec l'activité solaire. En revanche, les auteurs montrent que, pour la période actuelle, l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre entre en concurrence avec l'activité solaire. La part de chacun de ces deux effets est étudiée et une prévision pour le XXIème siècle est proposée en tenant compte de la variabilité estimée de l'activité solaire et de l'augmentation prévisible de la concentration des gaz à effet de serre dans notre atmosphère.

En conclusion, l'intérêt de cet ouvrage, en regard des controverses actuelles sur l'importance de l'effet de serre sur l'évolution du climat de la Terre, est exceptionnel.

Avec l’autorisation de l’auteur Henri REME 31 juillet 2001
Repris des archives du forum genealogie-tarn@yahoogroupes.fr


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