Accueil  ·  Stats

- Lundi 1er mai 2017 - 00:32 -

 

Le saint du jour

Fête du Jour : Origine et Histoire...
Fête de Saint Joseph Artisan
C'est le Printemps en ce moment :-)

Sommaire


Puce PLAN INTERACTIF
Puce ANCÊTRES ILLUSTRES
Puce ASCENDANCE SOSA
Puce BASES GÉNÉALOGIQUES
Puce COUSINS CÉLÈBRES
Puce VERS RAMSÈS II
Puce ARMORIAL FAMILIAL
Puce OUTILS de RECHERCHE
Puce MISES à JOUR
Puce ESPACE PRIVÉ

Chroniques familiales


Puce CHRONIQUES index
Puce Famille ASSENS
Puce Famille BOURLET
Puce Famille BRON
Puce Famille COLLARD
Puce Famille DONNET
Puce Famille DUDOUIT
Puce Famille GEHIN
Puce Famille GIL
Puce Famille GUEDON
Puce Famille LUCAS
Puce Famille NAJAC
Puce Famille PLANTIER
Puce Famille SOULA
Puce Famille VINCENT

Études


Puce ÉTUDES NOBILIAIRES
Puce RECHERCHE NOBILIAIRE

Gheraldic


Puce GHERALDIC

Notre choix du web


Tous les liens...

Nos autres sites


Puce CMS GIL
Puce PAYS du VIAUR
Puce CONCHYLIO

Référencement

Aucune bannière pour l'instant

Chroniques familiales ASSENS



Origine du nom

ASCENS, Asçens, Assens sont des formes éthymologiques très proches. Ascensio (Pyrénées Catalanes et Aragonaises) surnom donné à un homme baptisé le jour de l'Ascension, devenu nom héréditaire au cours des siècles. Tiré du dictionnaire de " llenguà Catalana " Barcelone XIXème siècle: (Ascensió: f. La acció de pujar alt. Ascensión - Per autonomasìa, la de Jesueus al cel y la festivitat au y al en que’s celebra aquest misteri; - Ascenció - Assumpció).

"Assens" est un nom d’origine catalan dérivé du latin ascensio, désignant " la fete de l'ascension du Christ ". Il s’agit à l’origine d’un surnom donné aux enfants nés ce jour là. (Ascèns: m. Adelantament ó prononció a major dignitat. Ascensu - Cens - Consentiment, aprobació. Etim. Del llati, ad y cens-us) Ascens: charge de gouverneur ou prêtre investi des fonctions de nonce ou d’une grande dignité (forme distinctive); également consentement, approbation, avancement, cens (tiré du latin census: recensement des citoyens, dans l’ancienne Rome, puis redevance féodale; Autrefois montant de l’impôt nécessaire pour être électeur).

Le mot Assens (La Grande encyclopédie), qui a son étymologie dans le mot latin assensus, voulant dire consentement, était employé autrefois dans certains pays de coutumes, pour désigner le droit féodal de glandée ou de panage, c’est à dire la redevance que l’on payait au seigneur pour avoir la permission de conduire les porcs dans ses bois.

Les deux berceaux familiaux reconnus par les spécialistes Français sont Roquefort et Buillac dans l'Aude et Conat dans les Pyrénées-Orientales. Les orthographes similaires retrouvées en Catalogne Nord sont les suivantes: Ascens, Assense et Assension.

Recherche faite sur le service télématique 36-15 PATRO: En France, il y a environ 230 personnes qui portent le nom de ASSENS. Par rapport aux 350 000 noms géonomes que l’on a pu répertorier en France, ce nom est très rare. Le département où ce nom est le plus répandu est le département des Pyrénées-Orientales avec 70 porteurs environ. Le second est l’Aude avec près de 40 porteurs.

Les autres formes retrouvées en France: Arçens (Pays de Sault et Ariège), Arzens (village nord Audois) Arsen, Montaillou XIVème siècle, ont d’autres origines. Nous avons effectué une recherche concernant le patronyme dans l'annuaire électronique. Nous constatons que 16 familles sont dans l'Aude dont quatre sont des descendants de la branche de Jacques, branche des Estiennes. 29 familles dans les Pyrénées-Orientales dont deux descendent de cette branche de Jacques. 3 sont installés en Haute-Garonne, 9 dans l'Hérault. Aucune en Ariège, Gard et Lozère. Sont installées à Paris et sa région, une dizaine de familles Assens.

Le patronyme est donc très peu répandu, et tous les ASSENS sont, en toute probabilité, originaires de Roquefort et Buillac avec une répartition plus forte dans les Pyrénées-Orientales. L'accès sans doute facilité du Roussillon par le col de Jau donnant accès au conflent dès le XVIIème siècle et ensuite par les vallées de la Boulzane et de l'Agly, au cours du XIXème et début du XXème siècle.

Notons au passage la présence de deux villes Danoises dénommées ASSENS, situées l’une en Fionie et la seconde dans le Jutland. On trouve également un village ASSENS dans le Canton de Vaud, district d’Echallens.

Afin de corroborer la thèse retenue, nous avons appréhendé d’autres sources d’archives anciennes. D’une part, les archives manuscrites constituées par les notaires de Roquefort; archives déposées aux A.D. de l’Aude et de l’Ariège, et les archives de la famille Montesquieu-Roquefort déposées dans la sous-série 7 J des A.D. de Carcassonne et remontant au XVIème siècle.

Nous arrivons à la conclusion suivante: ASCENS s’est vu transformer de manière littérale sous les formes suivantes: ARCENS ou ARÇENS sur le plateau de Sault - ASÇENS ou ASSENS en Roquefortez où le patronyme reste dans sa forme actuelle, inchangée depuis le XVIIIème siècle et enfin ACENS redevenant ASSENS sur le versant catalan. Seule la branche du Bousquet a gardé la déformation Arcens jusqu’ici.

 

Monographie familiale

D’origine paysanne, la famille était implantée dans le Roquefortez, partie sud du pays de Sault, contrée située aux confins des Pyrénées Audoises. Le berceau familial se situe très exactement à Buillac, communauté rattachée au village de Roquefort de Sault. Le Roquefortez est limité à l’est par le Lez et le col de Jau, au midi par les montagnes du Donézan, à l’ouest par le col de Garrabel, et au nord par l’Aude. Pays de plateaux et de forêts d'altitude (Sault - Saltus: forêts en latin), entre Cerdagne, Plantaurel et Conflent. Le village de Roquefort est à environ 14 kilomètres d'Axat, actuellement canton auquel se rattache la commune de Roquefort de Sault. L'accès à cet arrière pays est encore difficile de nos jours.

De la souche mère de Buillac, se sont détachées tour à tour, les branches d’Urbanya, de Molitg, de Buillac (branches de Pierre, de François et de Jean), de Roquefort et des Estiennes, Certains rameaux se sont implantés à Axat, Puilaurens, Bessède de Sault et Quillan.

Branche des Estiennes

  • I - Etienne, né vers 1650, ancêtre le plus éloigné de la branche dite " des Estiennes "

  • II - a Jacques, débute la saga familiale. Il est né aux alentours de 1680 à Buillac.

  • II - b Adrien, né vers 1682

  • II - c Françoise

  • III - a Valentin, né vers 1708 à Buillac, propriétaire et ménager (1) au même lieu, épouse à Buillac Félice Pujol. Ils ont quatre enfants dont trois garçons et une fille, Marie. Nous savons que le 24 mars 1752, Valentin déclare en impositions; une maison empaillée contenant 21,5 carrés (68,26 mètres carrés), 15 sétérées (2) (4,87 hectares) de terres labourables et semées par moitié chaque année de blé, seigle et avoine; 3 sétérées (1hectare) en prés et 15 bêtes à laine, pour un revenu total de 54 Livres et 10 Sols (2600 frs actuels de revenus fonciers (3). Cette année là, il paiera avec le retard de 1750 et 1751, l'équivalent de 207 de nos Francs actuels de vingtième rural. Cet impôt représentait le vingtième des revenus fonciers et perçu à partir de 1749.

  • III - b Jean-Antoine né vers 1715 à Buillac et décédé le 8-9-1746 à Mosset. Il épouse avant 1745 à Mosset Marguerite Pagès. Jean-Antoine s’établi à son mariage à Mosset. Il est à l’origine d’une des branches Assens de Mosset.

  • IV - a Jacques, qui suit.

  • IV - b Etienne, baptisé le 29 août 1745 à Buillac, marraine Charlotte Assens épouse de Pierre Ségui de Counozouls.

  • IV - c Antoine, baptisé le 6-2-1748 à Buillac, parrain Antoine Soulié, marraine Catherine Pujol. Epouse en premières noces Marie Assens, baptisée le 24- janvier 1748 et décédée le 9-11-1807 à Buillac. Antoine s’établi à son mariage à Roquefort. Il épouse en secondes noces le 9-2-1749 Françoise Authié.

  • IV - d Marie.


Jacques, né le 5-6-1737 à Buillac, parrain Jacques Assens. Fils aîné de Valentin, il épouse le 19 février 1760 Marie Ségui, née vers 1727 à Counozouls, fille de Cécile Roques. Ils eurent quatre filles et six garçons, ce qui contribua certainement à faire éclater la cellule familiale lorsque les enfants arrivèrent à l'âge adulte. La famille était trop nombreuse, malgré le décès en bas âge du dernier né, Etienne. Les terres de la famille ne pouvaient plus nourrir le clan.

2ème et dernière feuille

Mariage de Jaques Assens

et de Marie Ségui

Jaques Assens fils de Valentin et de feue Félice Pujol de cette paroisse d’une part, et marie Ségui fille de feu André et de Cécile Roques de cette même paroisse d’autre part, ont été conjoints au mariage après la publication des bans qui ont été publiés par deux dimanches consécutifs. Les parties ayant obtenu dispense de la publication du troisième, ai ne setant découvert aucun empechement civil ni canonique leurs avons donné la bénédiction nuptiale le dix et neuvième fevrier 1760. Les autres cérémonies dument observées: présents Joseph Tournié Cl.....

Tou....., Jean Audouy Guilhaume Vaissière, et Guilhaume Beille.

Soussignés: en foy de ce.

Loubet prêtre


  • V - a Jean né vers 1752 et décédé le 9 décembre 1799, sans postérité connue.

  • V - b Cécile baptisé le 30 janvier 1761 à Buillac, parrain, Valentin Assens.

  • V - c Jean-Baptiste baptisé le 24-6-1763 à Buillac. Épouse le 8-1-1788 Marie Anne Assens, fille de Assens Lin et de Louise Marti. Premier maire de la commune de Roquefort en 1793.

  • V - d Marc Antoine, plus loin.

  • V - e Jacques est baptisé le 23 janvier 1768 à Buillac, parrain et marraine, Anne et Jacques Ségui. Jacques meurt le 14 octobre 1831, sans postérité connue.

  • V - f Madeleine, baptisé le 26 juillet 1770 à Buillac, marraine Charlotte Assens.

  • V - g Jean-Jacques est baptisé le 6-8-1772 à Buillac. Épouse Thérèse Authié

    • V- g - 1 Jean-Baptiste, né le 29-1-1800 à Buillac. Épouse le 20-11-1823 Marie Anne Argence. Trois enfant naîtront de cette union.

    • V - g - 2 Anne, née le 9 juillet 1789,parrain, Jean-Baptiste Assens; marraine, Anne Beille de Counozouls.

  • V - h Anne est baptisée le 12-9-1775 à Buillac. Elle épouse le 30 mai 1797 à Buillac Jean Argence. Postérité inconnue.

  • V - i Etienne est baptisé le 2 mars 1781 à Buillac. Il meurt en bas âge le 9-5-1784.

Marc Antoine est né le 29-8-1765 à Buillac. Il est âgé de 26 ans en 1791, il quitte définitivement le haut pays pour rejoindre la vallée de la Boulzane à Lapradelle distante de quelques 18 kilomètres de Roquefort et Buillac. Jean-Baptiste son frère aîné, qui sera élu premier maire de Roquefort en 1793 l'accompagne jusqu'à Campériès (4), lieu-dit où était implantée à l'époque une grande métairie. Antoine s'enrôle auprès du propriétaire des lieux comme domestique jusqu'à son mariage célébré à Puilaurens le 29-10-1796 avec Marti Anne, née en 1769, fille de Laurent et de Catherine Trébeil demeurant à Lapradelle. Jean-Baptiste est témoin au mariage de son frère. Peu de temps après, les époux iront s'installer au village de Puilaurens au-dessus du hameau de Lapradelle, sur un lopin de terre acheté grâce à la dote d'Anne et aux économies d' Antoine.

Mariage de Antoine Assens et de Anne Marty

Aujourd’hui 8 brumaire An 5 de la République à 10 heures du matin par devant nous, Philippe Ribes, agent municipal de la commune de Puilaurens, chef lieu de canton, département de l’Aude, désigné par la loi pour rédiger les actes destinés à constater les mariages des citoyens. Sont comparus dans la maison commune de Puilaurens pour contracter mariage, d’une part:

Antoine Assens âgé de 31 ans, natif de la commune de Buillac et Roquefort et domicilié dans la présente commune depuis cinq ans en qualité de domestique, fils de feu Jacques Assens de la commune de Roquefort et de Marie Ségui son épouse domiciliée à Buillac.

D’autre part Anne Marty âgée de 28 ans, habitante de Puilaurens présente commune, fille de feu Laurent Marty et de Catherine Trébeil, son épouse demeurants dans la même commune lesquels époux étaient accompagnés des citoyens; Jean-Baptiste Assens, âgé de 33 ans et de Pierre Trébeil âgé de 50 ans.

.......................................

De l’acte de publication de promesse de mariage dressé par moi Philippe Ribes de même que celle de Jean-Baptiste Assens, agent municipal de la commune de Roquefort assignées et publiées dans les maisons communes respectives. Après aussi que Antoine Assens et Anne Marty ont déclaré à haute voix se prendre en mariage et mutuellement pour époux. J’ai prononcé au nom de la loi que Antoine Assens et Anne Marty sont unis pour le mariage, j’ai rédigé le présent acte que les témoins ont quelques uns signé avec nous ont dit ne savoir ainsi que les parties, de ce requis.

signés Ribes Assens J.B

C’est dans cet acte de mariage que nous apprenons que J.Baptiste Assens, frère aîné d’Antoine fut le premier magistrat de la commune de Roquefort après la Révolution. A cet époque le maire d’une commune portait l’appellation d’Agent municipal. De nos jours, cela n’a plus la même signification.

De ce mariage naîtront :

  • VI - a Laurent, l'aîné, né le 19-1-1801 à Puilaurens,épouse le 13- mai 1828 à Puilaurens Marianne Bourrel de Puilaurens, née le 14 janvier 1806. Laurent fait souche à Puilaurens. Deux enfants naissent.

    • VI - a - 1 Antoine, né le 22-5-1832 à Puilaurens. Marié le 30-4-1860 à Puilaurens avec Anne-Marie Galy de Puilaurens. Elle y est née le 17-4-1841. Ils auront un enfant connu, Claire Anne née le 17-12-1861.

    • VI - a - 2 Anne Laurence, née le 5-3-1836. Elle meurt en bas âge le 21-9-1837.

  • VI - b Etienne, né le 1-12-1806 à Puilaurens. Meurt en bas âge le 17-11-1811.

  • VI - c Henri né le 10 mai 1810. Lorsque Henri épouse Geneviève Marcerou de Puilaurens le 10 septembre 1836, son père Marc Antoine est mort l'été précédent. A son mariage il cultive les terres familiales, mais sera par la suite cultivateur à Campériès jusqu'à son décès survenu à 37 ans. Geneviève vivra dix ans de plus que son époux pour s'éteindre à Puilaurens le 18 mai 1857.

Mariage de Henri Assens et de Geneviève Marserou

L’An mil huit cent trente sis et le vingt septembre à huit heures du matin en la maison commmune de Puilaurens publiquement et portes ouvertes, pardevant nous Joseph Bosc maire et officier d’état civil de la commune de Puilaurens, canton de Roquefort, arrondissement de Limoux, département de l’Aude, ont comparus le Sieur Henri Assens né dans la présente commune le 10 mai 1810 ainsi que résulte de son acte de naissance inscrit sur les registres de l’état civil déposés au secrétariat de la mairie, âgé de trente ans révolus, cultivateur domicilié à Puilaurens, fils majeur et légitime de feu Antoine Assens, et de feue Anne Marty quand ils vivaient au dit Puilaurens y sont décédés le père le 2 septembre 1835, la mère le 23 janvier 1826, ainsi que résulte de leurs actes inscrits sur les registres de l’état civil déposés à la mairie. Le dit Sieur Henri Assens agissant en vertu de sa majorité, ses ayeux et ayeules paterneles et maternels étant tous décédés...............................................

d’Autre part la Demoiselle Geneviève Marserou née dans la présente commune le 1er septembre 1810, ainsi que résulte de son acte de naissance âgée de vingt six ans, sans profession, domiciliée avec son père et mère, fille majeure et légitime de Brim Marserou et de Marie Bouteillé, cultivateurs domiciliés dans la présente commune ici présents et consentants d’autre part.......................................

A noter qu’en 1830, le chef-lieu de canton ne se situait plus à Puilaurens, mais à Roquefort.

Henri et Geneviève eurent quatre enfants qui suivent.

  • VI - d Bazilice née vers 1813 et décédée à 24 ans le 16 juin 1837.

  • VII - a Etienne, né 7 mois après le mariage de ses parents, le 24-4-1837 à Puilaurens. Il est l'aîné des fils, et épouse une fille du village d'Axat Anne Monier. Le couple aura quatre enfants dont deux garçons. Il s’établira à Axat et fera souche dans ce village. Voir les arbres

  • VII - b Marie décédée le 19 janvier 1891 à Puilaurens. Postérité inconnue.

  • VII - c Anne-Marie, née le 28-3-1840 à Puilaurens. Décède en bas âge le 21-3-1841.

  • VII - d Jean-Laurent né le 10 février 1842 à Campériès, non loin de Puilaurens, village implantée au pied de la citadelle de Puilaurens, refuge des cathares jusqu'en 1256. Le 28 août 1866, Jean-Laurent, jeune cultivateur à Campériès épouse à l'âge de 24 ans, Marie-Anne Plantier demeurant chez ses parents Jean et Aymes Marie. La famille Plantier est originaire de Puivert. Le père est tisserand.

Mariage de Laurent Jean et de Plantier Marie Anne

Le 28 août 1866 à 9 heures du matin pardevant nous Ribes André adjoint remplissant les fonctions de l’état civil en l’absence du maire de la commune de Puilaurens, canton d’Axat, arrondissement de Limoux, département de l’Aude. Sont comparus en notre maison commune, le Sieur Assens Laurent Jean, cultivateur âgé de 24 ans révolus, domicilié à Camperiés dépendant de cette commune, fils majeur de Henri Assens décédé le 15 mai 1847...................et de feue Marserou Jeanne décédée le 18 mai 1857...................né le 10 février 1842 au dit Campérés...........................................

d’Autre part Demoiselle Plantier Marie Anne, sans profession âgée de 20 ans révolus née dans la commune de Puivert le 20 avril 1846....................domiciliée au hameau de La pradelle, fille majeure de Plantier Jean tisserand âgé de 60 ans et de Aymer Marie sans profession, âgée de 60 ans tous deux domiciliés au dit hameau de La pradelle, ici présents et expresséments consentants.......................................

Ici, ce n’est plus Roquefort le chef-lieu de canton, mais définitivement Axat.

Jean-Laurent et Marie-Anne auront cinq enfants dont trois garçons nés à Puilaurens entre 1867 et 1876:

  • VIII - a Etienne Jean, né le 6 août 1867, époux de Marie-Louise Thérésine Laborde (1870-1902), mariés à Lapalme, eurent trois enfants:

    • VIII - a - 1 Marie-Louise, née le 5 août 1893 à Lapalme, décédée le 18-9-1934. Elle a épousée Laubertie Paul, né le 10 octobre 1898 à Tulle. Ils eurent deux enfants.

    • VIII - a - 2 Rose, née le 26 octobre 1897 à Lapalme, fille-mère de Louise, née le 7 février 1917, reconnue le 23 mai 1918, par Mir Raymond, domicilié à Leucate. Rose épouse Rech Célestin, propriétaire à Ouveillan (Aude). Cécile, leur fille, épouse Pierre Bernat, cultivateur à Ouveillan. Ils reprendront aux décès des parents de Cécile, la propriété viticole d'Ouveillan. Voir les arbres

    • VIII - a - 3 Jean-Etienne, né le 21 mai 1899 à Lapalme, épouse à Lapalme le 25 octobre 1921 Jeanne Marie Laborde, née le 19 octobre 1901, décédée en 1956. Facteur à Paris, il finira sa carrière au bureau des Postes à Thézan, dans les Corbières Audoises. Deux fils naîtront, Louis Henri Noël et Guy. Voir les arbres

  • VIII - b François, né le 24 avril 1871, décédé en bas âge à Puilaurens.

  • VIII - c Victor, né le 26 mars 1876, épouse le 4 mai 1904 à Lapalme Marie-Anne Garcia, née à Treilles le 12 juin 1884. Lui sera métayer comme son père chez Mr. Fauran, Préfet du Doubs à Lapalme. Marie-Anne, est servante chez les Fauran. Ils auront quatre filles, dont deux se marieront : familles Rossi et Tarres.

  • VIII - d François, leur quatrième enfant, naît le 19 août 1880 à Maury, au Mas Amiel.

Acte n° 80

L’An mil huit cent quatre vingt et le vingt août à dix heures du matin, par devant nous, Coustaudin........., Maire de Maury, canton de Saint-Paul de Fenouillet, du premier arrondissement du département des Pyrénées Orientales, a comparu en notre maison commune, Jean Assens, cultivateur âgé de 38 ans, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né hier à deux heures du soir dans la maison de son père, sise à Maury,ici déclarant et de Marie Plantier, son épouse âgée de 33 ans, domiciliée aussi à Maury. Il a déclaré vouloir donner au dit enfant, le prénom de François; lesquels présentations et déclarations ont été faites devant les Sieurs Auriol Léonard, cultivateur âgé de 26 ans et....................instituteur public âgé de 35 ans, domiciliés à Maury, lesquels ont signés le présent acte avec le déclarant de par nous signés après lecture.

Signatures lisibles Assens Auriol ............ Coustaudin

mention marginale: François Assens né le 19 août 1880 à 2 heures du soir a contracté mariage le 21 juillet 1906 avec Soula Catherine Marguerite, à la mairie de La Palme dans l’Aude.

Signature du Maire illisible.

C'est donc entre 1867 et 1880 que la migration de la famille s'effectue, quittant un site de labours et de forêts pour aller vers une région en plein essor vinicole. C'est en descendant la vallée de la Boulzane qu'ils s'arrêteront à Maury, pays catalan, à vingt-cinq kilomètres de Puilaurens. Cet événement est sans aucun doute pour la famille une véritable fracture, du point de vue familial, comme du point de vue socioprofessionnel. Le monde de la viticulture est un univers très différent de celui des métiers traditionnels de la terre des ancêtres. Bien que Jean-Laurent va certainement en pays de connaissance, car à cette époque les còlhas de vendangeurs du Pays de Sault sont déjà réputées dans le bas pays. A cette époque, la terre morcelée en petits lopins ne rapporte plus guère, la viticulture à contrario est en pleine expansion. Il faut beaucoup de main d’œuvre pour replanter après le terrible fléau du phylloxéra. Cette occasion économique, Jean-Laurent l'a saisi. C'est au Mas Amiel, à sept kilomètres en aval de Maury, que nous retrouvons notre petite tribu. Voir plus loin pour la descendance de François.

" Le Mas Amiel existe déjà en 1816. Son propriétaire Raymond Etienne Amiel, ingénieur des Ponts et Chaussées, rentrait en possession du Mas des Goudous, appartenant alors à l'évêque de Perpignan, dont il venait de gagner les titres de propriété au jeu. A cette époque, le Mas s'étend sur 80 hectares dont 10 de vignes, le reste en garrigues. Auparavant, les ecclésiastiques consacraient la propriété à l'élevage de lapins qu'ils revendaient sur le marché de Perpignan. Tout le domaine fut planté de vignes, mais avec la venue du phylloxera, en 1870, l’ensemble du vignoble fut détruit. Constatant l'effondrement de son commerce, un dynamique négociant vigneron de Millas, Camille Gouzy, pensa le recréer en utilisant des plants américains. Dans la vallée de la Têt, où se situe Millas, on semait beaucoup de céréales. Dans la vallée de l'Agly, berceau du Mas Amiel, où seule la vigne peut pousser, on mourrait de faim. Camille Gouzy décida d'acheter une minoterie en association avec son ami Amiel, le fils du "joueur". Il proposa aux habitants de la vallée de l'Agly de replanter leurs terres et de s'en occuper durant 4 ans. Pendant ce temps, il les aideraient par le truchement de la minoterie, grâce au blé produit dans la vallée de la Têt. En échange, ceux-ci devaient s'engager à lui réserver leurs vendanges pour l'avenir. Pour ce faire, Monsieur Amiel fils et son associé construisirent au Mas Amiel une base de départ; une écurie de 80 chevaux et plus tard une cave d'une vingtaine de foudres représentant 7000 hectolitres ".

La famille Assens n'arrêta pas sa migration à Maury. Entre 1881 et 1884, elle émigre à La Nouvelle (5), petit port du littoral audois. Jean-Laurent est alors agriculteur et garde-champêtre,

Il a en charge, la garde des étangs, salines et garrigues de la jeune commune, il est dans sa quarante-troisième année.

Les armes de Port-la-Nouvelle

  • VIII – e Louis, le cinquième et dernier enfant de Jean-Laurent et Marie-Anne, naît le 11 juin 1885 à La Nouvelle.

Acte n° 32

du 9ème feuillet du registre des naissances de l’année 1885.

L’An mil huit cent quatre-vingt-cinq et le treize Juin à deux heures du soir, devant nous Dagniac Maurice, Maire et Officier de l’État civil de la commune de Lanouvelle département de l’Aude, a comparu le sieur Assens Jean, cultivateur âgé de quarante-trois ans, domicilié dans cette commune, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né le onze du courant à six heures du soir dans sa maison d’habitation sise en ce lieu, de lui déclarant et de Plantier Marie son épouse, sans profession, âgée de trente-huit ans, demeurant ensemble, et auquel enfant il a déclaré vouloir donner le prénom de Louis. Les dites déclarations et présentations ont été faites en présence des sieurs Mary Jean, instituteur âgé de trente et un ans et Maurin François agent de police, âgé de cinquante sept ans, domiciliés en cette commune, témoins qui ont ainsi que le père déclarant, signé avec nous le présent acte après lecture.

Mary Maurin Assens Dagniac

signatures lisibles

mention marginale: Décédé le 25 mars 1973 à La Palme.

Son mariage sera célébré à Lapalme le 8 décembre 1910 avec Marguerite Boutet née le 22 juin 1887 à Lapalme. Trois enfants naîtront de leur union:

  • VIII – e - 1 René Louis, né le 30 avril 1912 à Lapalme, époux d'Adrienne Abadie, née à Felluns (Pyrénées-Orientales) le 16 juin 1917. René Louis sera caviste à Felluns durant trente ans, où il est arrivé le 15 juin 1942. Trois enfants nés entre 1946 et 1954, et quatre petits enfants.

  • VIII – e - 2 Marie Louise, "Marinette", née le 15 août 1914 à Lapalme, décédée en 1989. Elle avait épousée le 14 novembre 1942, Hélier Calvet. Aucune postérité.

  • VIII – e – 3 Jeannette, décédée en bas âge en 1924.

Port-la-Nouvelle début XX ème siècle

Sur les conseils et recommandations des propriétaires du Mas Amiel, Jean-Laurent se retrouve au service d'un nouveau propriétaire à Lapalme. Il ne sera resté que peu de temps à La Nouvelle. La famille est alors logée dans une maison appartenant à Madame Fauran, héritière d'une riche famille patricienne de la région dont l'époux est préfet du Doubs. Jean-Laurent sera métayer - avec son fils Victor - de Madame Fauran, grâce à une solide expérience acquise non seulement au Mas Amiel, grande propriété si il en est, mais également sur les terres de Puilaurens.

François sera ouvrier agricole au service des Fauran jusqu'à la disparition de ceux-ci, puis sera cantonnier comme son futur beau-père François Soula. C'est en effet le 21 juillet 1906 que François épouse Marguerite Catherine Soula, née à Routier dans l'Aude.

Acte de mariage n° 8 de l’année 1906

Registres d’état civil de la commune de La Palme

Mariage de François Assens

et de Soula Catherine Marguerite

.............................................................Le Sieur Assens François âgé de 25 ans, né à Maury Pyrénées Orientales le dix neuf août mil huit cent quatre-vingt, domicilié dans cette commune fils majeur de Assens Jean, cultivateur et de Plantier Marie, journalière, tous deux domiciliés à La Palme.........................................

et la Demoiselle Soula Catherine, Marguerite, âgée de 21 ans, sans profession née à Routier le 26 février 1885, fille majeure de Soula François, cantonier et de Pech Anne, sans profession, tous deux domiciliés à La Nouvelle, présents et consentants d’autres parts;........................................

Les dimanches 1er et 8 juillet de la présente année......................

des pièçes produites..........................1°...................2°...............3° du chapitre VI du Titre du Code civil intitulé du mariage, et nous avons demandé aux futurs époux................................

Les époux et les personnes qui les assistent, invités à nous faire connaître s’ils ont passé un contrat de mariage, nous ont répondu négativement. De quoi avons dressé acte en présence des Sieurs Assens Etienne âgé de 39 ans, cultivateur et frère de l’époux; Aphrodise Eloi âgé de 46 ans, cultivateur ami de l’époux; Jafur Joseph âgé de 25 ans,charron ami des époux; Castan François âgé de 25 ans, cultivateur et ami des époux..........................

ont signé avec nous après lecture faite.

Assens Jafur Assens

Plantié Castan Illisible

Eloi Assens

Les Soula sont originaires de Loubens, canton de Varilhes dans l'Ariège. Il fait sa connaissance au cours de vendanges. Les Soula sont logés au domaine de Jugnes, près de La Nouvelle. Peu après 1906, ils seront domiciliés au lieu-dit "Le ruisseau" à La Nouvelle. Avant son mariage François avait effectué son service militaire en Tunisie, dans la 17ème batterie du 13ème Régiment d'artillerie, comme trompette.

Quatre mois seulement après leur mariage naîtra leur premier enfant:

  • IX - a Françoise Joséphine, née le 11 octobre 1906 à Lapalme, épouse le 23 décembre 1927 Jules Saint-Martin. Une fille, issue de leur mariage:

    • IX - a 1 Suzanne épouse de Jean Naudy.

L'année suivante en 1928 meurt Jean-Laurent, âgé de 65 ans. Marie-Anne Plantier décèdera plus tard, le 4 août 1932, après une chute du premier étage de sa maison à Lapalme. Atteinte de fébrilité cérébrale depuis quelques temps, elle avait 86 ans.

L’An mil neuf cent sept, le 16 mars à 5 heures du soir, par devant nous, Martrou Casimir, maire et Officier d’état civil de la commune de La Palme, canton de Sigean, département de l’Aude, ont comparu les Sieurs Guerre Barthélémy âgé de 53 ans, instituteur public et Bousquet Paul, âgé de 36 ans, instituteur adjoint, tous deux domiciliés dans cette commune, non parents ni voisins du défunt, lesqules nous ont déclaré que ce jour, à cinq heures du matin est décédé à La Palme:

Assens Jean Laurent, âgé de 65 ans, journalier né à Puilaurens (Aude), domicilié dans cette commune, fils de Assens Henri décédé et de Marcerou Jeanne décédée; époux de Plantier Marie, âgé de 57 ans, journalière, domiciliée à La Palme, et après nous être assuré du décès en nous transportant au domicile du défunt, nous avons dressé le présent acte que les déclarants ont signé avec nous après lecture.

Bousquet Guerre Illisible

Le 4 août 1932, à dix heures est décédée en son domicile Marie Plantier née à Puivert (Aude), le 7 juillet 1849, fille de Pierre Plantier et de Marie Deloustal, époux décédés, veuve de Jean-Laurent Assens, dressé le 4 août 1932, seize heures, sur la déclaration de Michel Abet, 58 ans, appariteur en cette commune, qui lecture faite a signé avec nous, Antoine Robert, maire de la commune de La Palme.

Abet Robert

Il est très innatendu de voir une telle erreur dans des actes d’état civil relativement récent. En effet, Plantier Marie Anne n’est pas née le 7 juillet 1849, mais le 20 avril 1846 même endroit. Son père était Jean Plantier, non pas Pierre Plantier, et sa mère se nommait non pas Deloustal Marie mais Aymes Marie.

  • IX - b Marguerite voit le jour le 5 octobre 1911 à Lapalme. Elle épouse le 13 septembre 1933 à La Nouvelle, Marius Victor Petit, originaire de La Nouvelle. Une fille est née de leur union:

    • IX - b - 1 Josette.

François se déplace vers 1912 avec les siens, pour s'installer à La Nouvelle, dans une maison cédée par son beau-père. Maison à un étage située au lieu-dit : le ruisseau (6). La commune de La Nouvelle avait engagé peu de temps auparavant François en tant que cantonnier comme son beau-père. Il achète quelques arpents de vignes; Les uns situés dans la garrigue au-dessus du "Ruisseau" et qui seront cédés en 1970 lors du rachat de certains terrains par la société des Ciments Lafarge; les autres situés à proximité du chemin menant à la gare de Lapalme d'une superficie de 48 ares, vendus à Naudy Jean, beau-fils de Françoise; et une cave proche de la maison, rachetée le 11 janvier 1960 par Mr. Ferrand.

1914, la grande guerre éclate. Catherine met au monde le 4 novembre 1920 un garçon:

  • IX – c Joseph, né dans la maison familiale au "ruisseau". En janvier 1935, Joseph est engagé par les Ets. Marty-Parazol, usine à soufre situé près du "ruisseau". Il sera employé au four jusqu'à son engagement volontaire dans l'armée de terre signé le 5 avril 1941. Il embarque à Marseille pour rejoindre le 62ème Régiment d'artillerie d’Afrique cantonné à Manouba en Tunisie qu'il rejoint le 6 juillet 1941. La tunisie est envahie par les allemands; il quitte Tunis le 8 janvier 1943 et placé en congé d'armistice le 9 avril 1943 à Marseille. En 1941 la famille avait été expulsée par les allemands sur réquisition, et obligée de louer un logement rue de la mairie. Joseph reviendra à La Nouvelle en avril 1943 pour être placé au service du travail obligatoire à La Nouvelle. Affecté le 9 mai 1944 au dépôt régional de Châteauroux (section artillerie) à la reconstitution des pièces matriculaires des militaires de carrière prisonniers et rapatriés de Tunisie.

Le 23 décembre 1948, Joseph épouse Madeleine Lucas, 19 ans, née à Pont-Hébert (Manche), le 20 juin 1929.

Acte n°17

Mariage entre Joseph Jean Assens

et Madeleine Jeanne Estelle Lucas

Le vingt trois décembre 1948, dix huit heures, devant nous, ont comparu publiquement en la maison commune, Joseph Jean Assens, journalier, né à La Nouvelle, le 4 novembre 1920, vingt huit ans, cy domicilié, fils de François Assens, cultivateur et de Marie Soula, son épouse, sans profession, domiciliés à La Nouvelle, d’une part, et Madeleine Yvonne Estelle Lucas, sans profession, née à Pont-Hébert (Manche), le vingt Juin 1929, dix neuf ans, domiciliée à La Nouvelle, fille de François Lucas et de Andrée Dudouit, époux décédés, autorisé par délibération du Conseil de famille d’autre part. Aucune opposition n’existant. Les futurs époux déclarent qu’il n’a pas été fait de contrat de mariage. Joseph Jean Assens et Madeleine Yvonne Estelle Lucas, ont déclaré l’un après l’autre vouloir se prendre pour époux et nous avons prononcé au nom de la Loi qu’ils sont unis par le mariage. En présence de Marius Petit, gendarme et de Jean Siffre, journalier à La Nouvelle, témoins majeurs, qui lecture faite, ont signé avec nous, Paul Carrière, Maire de la commune de La Nouvelle, Arrondissement de Narbonne (Aude).

M. Lucas Siffre Illisible

Assens Carrière

Ils ont trois filles :

  • X – a Huguette, née le 1er mai 1952 à Narbonne, épouse le 30 août 1976 Pierre Oms.

  • X – b Marie-Thérèse, née le 13 octobre 1956 à Narbonne, qui épouse le 20 décembre 1974 Christian Llop.

  • X – c Brigitte née le 12 mars 1959 à Narbonne. épouse Jean-Michel Gil le 29-4-1978.

Acte n° 33 Etat civil commune de Port-la Nouvelle

Décès de François Assens

âgé de 78 ans

Le 31 décembre 1958, deux heures à son domicile à Port la Nouvelle, Aude, François Assens, retraité, né à Maury, Pyrénées Orientales, le 17 août 1880, fils de Jean Assens et de Marie Plantier, époux décédés; époux de Catherine Marguerite Soula, sans profession, domiciliée à Port la Nouvelle. Dressé le 31 décembre 1958, neuf heures, sur la déclaration de André Cidrach, 38 ans, Secrétaire de mairie, domicilié en cette commune qui lecture faite a signé avec nous Paul Carrière, Maire de Port la Nouvelle, arrondissement de Narbonne, Aude.

Illisible Carrière

Encore une erreur de transcription involontaire du secrétaire de mairie. François Assens est né à Maury le 19 août 1880 et non pas le 17 août.

Catherine Soula décède des suites d'une arthrose cervicale à l'âge de 88 ans le 9 avril 1973. Joseph, dernier représentant mâle de la branche puînée de Jean-Laurent meurt à son tour le 19 avril 1996, à Port-La-Nouvelle.

 

Les recherches en archives

 

Effectuées dans le département de l'Aude et des Pyérénées Orientales. Il s'agit d'une recherche sur le terrain, dans les archives (en série E) des communes audoises de Roquefort de Sault, Lapradelle-Puilaurens, Lapalme et Port-La-Nouvelle; ainsi qu'auprès de l'état-civil de la commune de Maury dans les Pyrénées-Orientales. Le dépouillement des registres paroissiaux à la mairie de Roquefort de Sault a été effectué courant 1981. Ceux-ci se trouvaient dans un état déplorable de conservation. Nous avons établi des recoupements avec les registres détenus par les Archives Départementales de Carcassonne cotés: 5 E 321/1-17 et 39 J 1-4 qui sont les anciennes archives diocésaines.

Nous avons procédé également à un échange de courriers avec les mairies de Routier, canton d'Alaigne, et avec le Bureau Central des Archives Administratives Militaires à Pau.

Un second dépouillement systématique des registres paroissiaux et d'Etat civil jusqu'en 1892 fut pratiqué tant sur place à Roquefort de Sault, Mosset, Molitg les Bains ainsi qu’aux Archives Départementales Aude et Pyrénées-Orientales. Les sources de l'état-civil ont été corroborées par la suite lors de recherches aux archives du département à Carcassonne. Ces recherches ont porté dans un premier temps sur la majeure partie de la sous série 5 E (État civil) et sur les documents fiscaux des XVIIème et XVIIIème siècles, des sous séries 5 à 73 C. Voir à ce sujet le dépouillement des archives.

Les archives notariales (série 3 E) furent visitées dans un deuxième temps, principalement en:

5 E 2562-66 Verniolle Alexis 1724-1772 (A.D. Ariège)
3 E 7822-25 Martin Maurice 1828 à 1841
3 E 7826-27 Moreau Léonard 1848 à 1849
3 E 7828-31 Tribillac Lucien 1870 à 1878.

Note sur les Montesquieu, seigneurs de Roquefort

Les Montesquieu ou Montesquiou de Faget sont les puînés des anciens barons de Montesquieu au diocèse d’Auch, issus des comtes de Fezensac leurs ancêtres. La vicomté de Fezensac est un ancien pays de France réuni à l’Armagnac en 1140. Montesquieu: Il s’agit de la plus ancienne famille de Gascogne et une des plus anciennes de France; descendance directe de Clovis II. Raymond-Aimery de Fezensac a la baronnie de Montesquiou; son descendant au douzième degré, Barthélémy de Montesquiou, chevalier de Marsan et de Salles, l’un des enfants d’Arcieu, 4ème baron de Montesquieu est l’auteur des branches de Faget et d’Auriac. De Gaillarde d’Espagne, il eut plusieurs enfants qui ont fait chacun leur branche à savoir:

Marsan, Salles, d’Artagnan, Sainte-Colombe, Fages, Xaintrailles du Faget, Prechac et Montluc. (Laroque, Toulouse, op. cit., p. 246-247).

Leurs ancêtres ont été des premiers et principaux bienfaiteurs de l’église d’Auch et de l’abbaye de Bardoue (localisation inconnue), et ont donné des Prélats à plusieurs églises de ce royaume. Pietavin de Montesquieu créé cardinal en 1350, était de cette maison, dont la ligne des aînés finit en la personne d’Anne dame de Montesquieu fille unique du baron Jean de Montesquiou et de Gabrielle de Villemur. (La chesnaye, op. cit., t. 14, p. 240).

Mariée le 9 avril 1570 avec Fabien de Montluc, chevalier, gouverneur de Pignerol, sire de Chabanois, quatrième fils du maréchal du même nom et de Antoinette Ysalguier. La branche de Marsan finit aussi en une fille qui fut mariée en la maison d’Astarac Fontrailles. Il est sorti de toutes ces branches, un grand nombre d’officiers généraux et autres également distingués dans les armes.

La branche de Sainte-Colombe dont est issue la maison de Montesquieu-Roquefort remonte vraisemblablement à Assent Montesquieu, seigneur de Roquefort. Cité en 1360 dans les archives de la famille, déposées aux Archives départementales de l’Aude sous les cotes 3 J 5 famille de Montesquieu 38 pièces papier - Seigneurie de Caderonne (commune d’Espéraza) 1603-1827, personnages cités: Jean - François - Blaise et Marie de Montesquieu. Certains de ces papiers concernent: Sougraigne - Coustaussa - Bugarach - Montazels - Luc sur Aude et Roquefort de Sault. 3 J 88 Roquefort de Sault. 30 mars et 2 avril 1555: Reconnaissances de Roquefort de Sault en faveur d’Antoine de Niort (parchemin) - répertoire incomplet.

Archives de la famille MONTESQUIEU-ROQUEFORT (7 J 1à 58) : 7 J 2-3 généralités 16-18ème s. 7 J 4-5 famille de Montesquieu, 7 J 6-9 documents divers, 7 J 10 Assent de MONTESQUIEU 1360, 7 J 11-31 membres de la famille de Saix de Montesquieu 14ème siècle à Blaise de Montesquieu 18ème siècle 29 à 31.

7 J 29: On apprend que Monsieur le Marquis de Roquefort habitait à Paris en son hôtel particulier rue de Poitiers, près de la rue de l’Université au Luxembourg, quartier Saint-Germain. Blaise de Montesquieu habitait également rue des vieilles Tuileries, quartier St. Germain. Il était maître de camp de cavalerie. Il finit Capitaine Lieutenant de la Gendarmerie de Berri. Sa sœur était la Marquise d’Hautpoul. 7 J 44-45 seigneurie de Roquefort (forges 17-18ème siècle et justices - droits 14-18ème siècle. 7 J 46-47 seigneurie de Roquefort (exploitation des forêts 1650-1736).

Source : L’intendance de Languedoc à la fin du XVIIème siècle. Edition critique des mémoires pour l’instruction du duc de Bourgogne. Françoise Moreil 1985.

(1) Paysan ménager de ses biens: propriétaire moyen qui produisait de quoi vivre, lui et sa famille , et possédait entre cinq et quarante hectares. Il ne vendait sur les marchés que la plus faible partie de sa récolte.
(2) Une sétérée représentait une surface de terres labourées ou non de 1024 cannes carrées (mesure toulousaine) soit un carré de 32 cannes de côté. La canne valant 6 pieds romain antique de 29.7 cms (1,782 m.) Cela revenait à 32,52 ares; la canne carrée revenant quant à elle à 3,175 m2.
(3) On réalise la conversion de livres de 1752 en francs de 1995 par l'intermédiaire des francs or de 1914, faisant référence à l'ouvrage de J. Boidé sur "le pouvoir d'achat de 1901 à 1991" et d'un tableau de Michel Juillard concernant la valeur de l'argent de 1250 à 1914. 1 livre de 1752 valant 3,24 Frs or 1914 multipliés par 16 pour obtenir des Francs actuels de 1995.
(4) De nos jours, quelques ruines subsistent au col de Campérié, versant Axat.
(5) Commune créée le 1er juillet 1844, territoire détaché de la commune de Sigean, canton.
(6) Un an avant le décès de Catherine, la maison sera revendue le 24 février 1972, suivant l'acte notarié passé à Sigean. Le 21 juillet de la même année, Joseph vend un champ d'asperges situé au Cap du Roc.


Retour

Espace membre

pseudo
password

Blog

Liste des Blogs
Notice d'utilisation

Galerie héraldique


Tous les albums...

Publicité



Membres en ligne

visites En ce moment:
0 membre et 5 visiteurs
10 visites aujourd‘hui
Record de visites:
17/10/12: 827 visites
Record de membres:
04/04/06: 19 membres
Record simultané:
11/02/15: 103 visiteurs
04/04/06: 4 membres

Visiteurs

1308590 visiteurs
depuis le 06/01/2006



© Geneagil 2006 Thème graphique inspiré de charcoal de phpbb
Réalisé avec Pwsphp® Version 1.2.3, distribué sous licence CeCILL

Valid CSS!

Page générée en 0.224 secondes avec 17 requetes